La récupération eau de pluie permet de réduire significativement la consommation d'eau potable pour des usages qui ne l'exigent pas : arrosage du jardin et du potager, lavage de la voiture, alimentation de la chasse d'eau des toilettes et du lave-linge. En France, un foyer de quatre personnes peut économiser entre 30 et 50 % de sa consommation annuelle d'eau avec un système bien dimensionné.
Choisir et dimensionner sa cuve
La cuve récupération eau pluie doit être dimensionnée en fonction de la surface de toiture collectrice et des usages envisagés. Pour un arrosage de jardin uniquement, une cuve de 1 000 à 2 000 litres suffit pour passer les sécheresses estivales. Pour alimenter également les toilettes et le lave-linge, prévoyez 5 000 à 10 000 litres, idéalement enterrée ou en cave. Les cuves enterrées en polyéthylène roto-moulé ou en béton armé maintiennent l'eau fraîche et protégée de la lumière, ce qui limite efficacement la croissance des algues et des bactéries.
- Surface collectrice : 1 mm de pluie sur 100 m² de toiture collectrice = environ 85 litres utiles après déduction du coefficient de ruissellement (généralement 0,85).
- Filtration en entrée : filtre de descente à maille 0,5 mm pour retenir les feuilles et débris, filtre fin à l'entrée de la cuve (300 microns) pour les particules fines.
- Réglementation : déclaration en mairie obligatoire si raccordement intérieur, réseau séparé du réseau d'eau potable et robinets clairement étiquetés « eau non potable ».
- Pompe immergée avec pressostop et surpresseur pour distribuer l'eau dans la maison à une pression de service suffisante.
Pour réutiliser eau de pluie maison en intérieur, le réseau doit être totalement séparé du réseau d'eau potable. Un disconnecteur hydraulique empêche tout retour d'eau vers le réseau public de distribution. Faites analyser l'eau une fois par an si vous l'utilisez pour le lave-linge. Ne l'utilisez jamais pour la cuisine, la boisson ou la douche sans traitement préalable. Un trop-plein bien dimensionné, raccordé au réseau pluvial communal ou vers un puits d'infiltration, est obligatoire pour gérer les excédents lors des épisodes de fortes pluies.









